Belgique : incertitude totale pour les casinos terrestres du pays ?

Cela fait depuis la mi-mars que les casinos terrestres belges sont fermés. Pire encore, ces derniers ne font pour le moment l’objet d’aucun programme de relance économique dans l’immédiat. Les casinotiers, qui ont déjà perdu beaucoup d’argent, s’inquiètent du manque de communication à leur égard. Pour attirer l’attention du gouvernement, le PDG du Casino d’Ostende — lequel appartient au groupe Partouche —, rappelle que la fermeture de son établissement de jeu dans le plat pays représente un manque à gagner de 50 millions d’euros pour les autorités. 

Décision trop tardive en ce qui concerne le redémarrage des casinos 

L’avenir du secteur des casinos est plus qu’indécis. En effet, les autorités belges n’ont pas fait de  la relance économique des neufs casinos en dur du pays — lesquels représentent tout de même pas moins de 1 200 emplois directs et indirects —, leur priorité. Si une réouverture sera vraisemblablement possible le 1er juillet prochain sous condition, le manque à gagner pour les communes, régions et plus généralement l’État, continue de prendre des proportions démesurées, les entités publiques prélevant un pourcentage sur les recettes brutes générées par les opérateurs en place. Pour l’heure, ce sont au moins 160 millions d’euros qui passent à la trappe !

Tandis que depuis le début du confinement les casinotiers ne tirent plus la moindre recette de leurs activités dites physiques, la quasi-totalité de leur personnel s’est retrouvé au chômage technique. Pour Marc Slabbinck, PDG du Casino d’Ostende, l’un des plus importants du plat pays, « trois mois d’inactivité équivaut à un manque à gagner d’au moins 50 millions d’euros pour les autorités, le chômage temporaire leur coûtant 10 millions d’euros, et l’absence d’impôts et de cotisations sur les revenus leur faisant perdre 40 millions d’euros », une façon d’interpeller le gouvernement et de tirer la sonnette d’alarme.

Une réouverture très encadrée des casinos le 1er juillet prochain

La date du 1er juillet, qui correspond à la réouverture des établissements de jeux de hasard en Belgique, semble bien lointaine. De plus, de nouvelles règles de distanciation mises en place par le gouvernement devront obligatoirement être respectées. Ainsi, tandis que les cartes et jetons devront être désinfectés, proposer des parties de jeux de table s’avèrera compliqué : si l’indécision en ce qui concerne les tables de roulette est totale, pour le blackjack, pas plus de trois personnes seront autorisées durant une même session.

Enfin, les machines à sous devront être séparées par des panneaux de plexiglas ou bien devront se trouver à une distance minimale d’1 mètre 50 les unes des autres. Quoi qu’il en soit, en attendant le 1er juillet prochain, les jours passent, et les pertes de recettes aussi, ce qui pourrait aboutir à de nouveaux licenciements d’ici à la date escomptée.

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