Les personnes impliquées dans l’affaire du Casino de Namur seront enfin entendues par l’instance compétente. Fraudes fiscales, abus de confiance et de biens sociaux ainsi que corruption active ne sont que des exemples des motifs d’incrimination de la presque cinquantaine de prévenus.
Faux et usages de faux sont également parmi les forfaits de ces personnes qui ont commis une fraude estimée à plusieurs milliards d’anciens francs belges entre 1983 et 2004.
L’ancien patron du Casino de Namur, Armand Khaïda, est une des figures les plus suivies dans le cadre de cette affaire. Arrêté en 2004, celui-ci de présentera à la barre aux côtés d’une horde de chefs de salle, de croupiers et d’autres employés.
Le substitut en charge de l’affaire, Arnaud d’Oultremont, précise que les prévenus ne risquent probablement pas des peines de prison ferme. Cependant, il insiste sur le fait que le correctionnel leur fera payer le prix fort pour redresser les torts qu’ils ont causés.
L’homme de loi estime à 25 millions d’euros le montant de la confiscation pénale qu’il entend réclamer. Une quarantaine de saisies immobilières ont déjà été mises en œuvre.
Pour rappel, le premier épisode de cette longue instruction a vu 49 personnes devant le correctionnel à la mi-novembre 2011. Quatre personnes supplémentaires sont venues grossir la liste des prévenus subsistant à la suite du non-lieu dont ont bénéficié certains des inculpés de la première vague.
Le procès est prévu se prolonger jusqu’à fin décembre. La reprise des instructions étant programmée dès la fin des vacances judiciaires à la mi-septembre.





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