Belgique : la CJH s’allie à DNS Belgium pour couper court aux sites illégaux en .be

L’Autorité belge des jeux de hasard (CJH) et DNS Belgium, qui n’est autre que le registre qui gère les noms de domaine en .be, ont signé, le 15 décembre 2025, un accord de coopération destiné à repérer plus vite les sites de jeux illégaux et à les faire disparaître du radar belge. Objectif affiché : protéger les consommateurs et assainir l’écosystème en neutralisant les plateformes sans licence qui visent les joueurs du pays. L’annonce a été officialisée sur les canaux de la CJH et de DNS Belgium.

CJH x DNS Belgium : ce qui change concrètement pour les domaines en .be

Par le biais de ce partenariat, la CJH peut désormais signaler à DNS Belgium tout nom de domaine .be soupçonné d’héberger une offre de jeux ou de paris non autorisée. Le registre notifie alors l’exploitant et lui demande de se mettre en conformité. En cas d’inaction ou de refus, DNS Belgium peut suspendre le domaine, prendre le contrôle technique de l’enregistrement et rediriger l’internaute vers une page d’avertissement.

Cette chaîne d’actions vise à réduire le temps de présence des sites illégaux et à mieux informer le public belge. Plusieurs médias B2B ont d’ailleurs souligné que la coopération devrait faciliter l’identification des plateformes hors-la-loi et accélérer leur déconnexion du .be.

Le régulateur, la CJH, parle d’un « pas important » dans l’exécution de la loi belge sur les jeux de hasard : au-delà des contrôles classiques, la porte d’entrée technique (le nom de domaine) devient un levier direct. En pratique, la mesure ne se substitue pas aux autres outils, puisque les enquêtes et poursuites classiques sont toujours d’actualité, mais elle complète l’arsenal par un mécanisme rapide et centralisé au niveau du registre national.

Un outil de plus dans l’arsenal belge de lutte contre l’offre illégale

La Belgique dispose déjà d’un dispositif de blocage DNS fondé sur une liste noire régulièrement mise à jour par la CJH et transmise aux opérateurs d’accès Internet. Or, l’accord signé avec DNS Belgium renforce la démarche : à présent, on ne se contente plus de bloquer l’accès, on agit à la source, c’est-à-dire sur le nom de domaine, en particulier lorsqu’il est belge. Cette approche s’inscrit dans la continuité des coopérations inter-régulateurs (par exemple avec l’IBPT en 2022) et vise à canaliser les joueurs vers les sites agréés, là où l’identification, les limites et les recours sont garantis.

Pour les joueurs, le message est simple : en cas de doute, vérifier la licence sur le site de la CJH et éviter les adresses en .be qui ne renvoient pas vers un opérateur autorisé. Et pour les titulaires de domaines, la vigilance juridique devient cruciale : héberger ou promouvoir une offre de jeux sans licence expose désormais à une intervention directe au niveau du registre.

Dernière édition: 23/12/2025

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