Gaming1 supprime 42 postes à Liège… tout en affichant des offres d’emploi toujours ouvertes !

À Liège, Gaming1 a procédé à quarante-deux licenciements au sein de son centre technologique digital, installé dans le quartier des Guillemins. D’après les informations publiées par la presse locale, la « réorganisation » s’est étalée sur plusieurs semaines : une quinzaine de collaborateurs aurait d’abord quitté l’entreprise il y a environ deux mois, puis vingt-sept autres départs plus récents ont porté le total à quarante-deux. Décryptage.

Gaming1 : une réorganisation au hub technologique des Guillemins

La direction de Gaming1 assure qu’il ne s’agit pas d’un plan dicté par une crise de trésorerie… En effet, l’entreprise, active dans plusieurs marchés européens, met en avant une activité soutenue et explique que le numérique impose une remise en question permanente. Le message est donc plutôt celui d’une « course » à la performance, avec l’objectif de maintenir un pôle technologique compétitif à Liège, malgré une concurrence internationale intense.

Ce dossier attire d’autant plus l’attention que Gaming1 se présente comme un employeur majeur du secteur en Wallonie. Sur la page LinkedIn de la société, le groupe évoque plus de 1 600 collaborateurs répartis sur plusieurs hubs, et indique que son hub principal à Liège emploie plus de 500 personnes. Rien que ça !

Licencier tout en recrutant : le pari des compétences premium ?

Le contraste qui rend la réorganisation de Gaming1 quelque peu frappante, c’est qu’au moment même où des postes sont supprimés, l’entreprise continue de communiquer sur des besoins de recrutement. Ainsi, il a été rapporté que la société affiche « une cinquantaine » de postes à pourvoir en permanence, en particulier pour attirer des profils tech de très haut niveau tels que des développeurs et des experts en informatique capables d’accompagner l’évolution rapide des produits.

Dans les faits, les sites web qui référencent les différentes carrières du groupe montre que des opportunités existent encore à Liège, avec des fonctions allant de l’architecture logicielle au marketing, et une mention récurrente : l’entreprise dit rester « […] toujours à la recherche de personnes talentueuses ».

Enfin, la direction insiste sur un point : les compétences attendues aujourd’hui ne seraient plus exactement celles d’hier, ce qui expliquerait une partie du remaniement, tout en sachant qu’il est peut-être également nécessaire de retranscrire ces mouvements dans un contexte économique et réglementaire plus tendu. Gaming1 évoque en tout cas une hausse importante de la fiscalité sur les jeux et paris en Belgique, et dénonce en parallèle la visibilité persistante de sites illégaux qui échappent aux contraintes de protection des joueurs.

Au-delà du digital, Gaming1 rappelle donc sa double nature : opérateur et fournisseur de technologie. Avec quelque 1 650 personnes travaillant pour le groupe, dont une majorité dans les activités terrestres (casinos et salles de jeux) et quelque 450 dans le numérique, chargé de développer et d’opérer les plateformes en ligne, Gaming1 surfe clairement sur les deux segments.

Dernière édition: 19/01/2026

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